BRUTER Claude Paul

Claude Paul Bruter

E-mail:  bruter@univ-paris12.fr

15 Avenue du Vaularon
91940 Gometz-le-Chatel (Fr)

Tel: 33 (0)1 69 07 08 91

Département de Mathématiques
Université Paris 12
Avenue du Général de Gaulle
94010 CRETEIL CEDEX

 

Fonctions universitaires et administratives actuelles :

Professeur à l’Université Paris 12
Président de l’ARPAM (www.arpam.free et  http://hermay.org/ARPAM/text/activ.html http://hermay.org/ARPAM/text/activen.html),
Membre de l’editorial board de www.eg-models.de,
Associate Editor of Hyperseeing (www.isama.org)

Parcours intellectuel

Pour la petite histoire, j’ai occupé par le passé des fonctions administratives variées dans les différents conseils d’administration dont j’ai pu faire partie. Les fonctions de Président de la Taupe Géné et, naturellement pendant un  temps, de Trésorier de l’AASR me laissent les souvenirs les plus marquants. L’AASR était une association d’aide aux scientifiques réfugiés fort active fin des années 70 et dans les années 80. Fondée par le prix Nobel de physique Alfred Kastler, son premier conseil d’administration comptait notamment les mathématiciens Henri Cartan, Paul Germain, Laurent Schwartz et l’astronome Claude Pecker qui en fut le premier trésorier. La Taupe Géné désignait dans les années 60 l’association des élèves des classes de mathématiques dites supérieures et spéciales, préparant l’accès aux grandes écoles scientifiques françaises. Je citerai deux autres associations universitaires où j’ai côtoyé des personnalités remarquables. D’abord l’ISMEA, un « institut » (de sciences mathématiques et économiques appliquées) fondé par François Perroux alors qu’il occupait la chaire d’économie au Collège de France, François Perroux que j’ai découvert un jour, à l’ambassade de France en Roumanie, comme poète inspiré. Egalement, l’Institut Collégial Européen, fondé par Gilbert Gadoffre, spécialiste littéraire de la Renaissance, où j’ai retrouvé André Lichnerowicz et Marce-Paul Schutzenberger.

J’ai été successivement assistant à Paris puis à Rome, titulaire pour une année d’une bourse de recherche à l’université de Waterloo, attaché de recherches au CNRS, maître de conférences puis professeur aux universités de Brest et de Paris 12 à partir de l’année 80.

A l’époque (1969), la thèse comprenait deux parties, la plus importante était la première dont le sujet venait principalement du candidat ; le sujet de la seconde partie était donné par un membre du jury deux ou trois mois avant la soutenance. La première partie de ma thèse a porté sur la théorie des matroïdes, sujet alors neuf en France, la seconde sur certains systèmes dynamiques. Le jury était constitué de A. Lichnerowicz (président), A. Avez (second sujet), D. Dugué, R. Thom, M.P. Schutzenberger.

J’ai fait la connaissance de Thom au cours d’un exposé qu’il a fait à Orsay en 1968 sur sa théorie des catastrophes. Il a terminé cet exposé sur des considérations linguistiques : j’avais déjà écrit mon premier papier sur ce sujet (cf la première publication citée plus loin dans ce CV) ; partageant la philosophie spatiale de son approche, je suis venu le trouver après son exposé pour lui faire part de cette communauté de vue. Ce fut le début de deux années de conversation en tête à tête où j’exposais mes vues, les samedis à 11 heures à l’IHES, séances transformées plus tard en un séminaire officiel local.

Les influences réciproques, la diversité commune de nos intérêts, les sollicitations venant des chercheurs des autres disciplines, nous ont fait quelque peu délaisser les seuls travaux de mathématiques. Nos publications ont concerné les domaines les plus divers. Elles reposent pour ma part sur des données de philosophie naturelle, que le présent ouvrage rappelle en partie.

J’ai été toujours étonné des réticences de certains à comprendre les mathématiques. Chaque fois que j’ai pu, je me suis efforcé de les rendre accessibles. Une bonne partie de mon œuvre résulte de cette attitude. En Septembre 1989, j’ai assisté à Leeds à un colloque portant sur la popularisation des mathématiques. Un collègue australien a rapporté une forme de leçon : il avait emmené ses élèves sur une place pavée, les pavés étant disposés en cercles concentriques, il leur faisait estimer la valeur de p. La place se trouvait au pied d’un bâtiment que j’ai pensé assez grand. L’idée soudaine d’un parc parsemé de petits bâtiments particulièrement esthétiques, à l’architecture et aux formes entièrement définies par la mathématique, m’a traversé l’esprit. Le projet ARPAM était né. Ce projet, une sorte de musée  éclaté des mathématiques, projet culturel, artistique, mathématique, pédagogique, que connaît sans doute maintenant une bonne partie de la communauté mathématique internationale, a failli être réalisé à deux reprises : une troisième sera-t-elle la bonne ?

Je suis un géomètre, mais la pureté du nombre me fascine parfois, la démonstration de certains résultats me cause une sorte de très fin plaisir intellectuel, je peux dire joyeux. J’ai commencé à m’interroger plutôt tardivement à ce nombre. Dans les années 70, j’ai publié chez les Polonais un petit article sur une construction élémentaire des plus classiques d’entre eux. Mes dernières publications philosophico-mathématiques dans ce domaine portent et porteront sur l’histoire et la conception de l’ensemble ces nombres qu’un certain regard m’a permis d’étendre.

Quelques articles

Linguistique :

Psychologie :

 Economie :
 

Biologie théorique :

Sociologie des sciences et  Epistémologie :

Général

Théories des catastrophes et des singularités

Autres

ARPAM

On consultera les articles que l’on trouvera dans les sites, presque à jour, liés à l’ARPAM

Nombres

Du nouveau du côte du nombre, Quadrature, à paraître prochainement.

Ouvrages publiés par les éditeurs professionnels

En tant qu’éditeur :

Ouvrages personnels